Château de Moncla-Mairie


La Mairie (ou château de Moncla), en plein centre du village, a été bâtie avec les pierres morainiques calcaires des anciens glaciers qui creusèrent la vallée de l’Ainan jusqu’à la fin du quaternaire.

La légende dit que le château fortifié fut d’abord commanderie des frères Templiers. Quand on regarde la bâtisse, elle était construite comme un coffre-fort ! Des meurtrières percées dans les tours d’angle témoignent que le château était alors bien défendu. Les frères Templiers, jusqu’à leur dissolution en 1307 par Philippe IV le Bel, étaient en quelque sorte des banquiers ! Leurs abbayes étaient installées sur la route qui mène à Jérusalem et permettaient aux seigneurs de récupérer de l’argent frais pendant les croisades (ou d’en déposer). Il y avait un autre Temple à la Bâtie-Divisin, aux Abrets, à Miribel-les-Echelles.
A partir de 1307 et jusqu’en 1734, le château fut abbaye de sœurs bénédictines, consacrée à Saint André. Rappelons que les bénédictines, ordre créé par la sœur jumelle de Saint Benoit (elle s’appelait Scholastique) sont des sœurs contemplatives. Une stalle est conservée dans l’église St Georges en mémoire de sœur Angélique, l’une des dernières abbesses.

La demeure changea régulièrement de propriétaires après sa vente par l’évêché de Vienne, en 1746, au Sieur Gelly de Moncla, maître ordinaire à la Chambre des Comptes de Grenoble.

Racheté par la commune de Saint Geoire en 1886, le château (appelé depuis, château de Moncla, ou Montcla) abrite désormais la mairie et l’école communale « Val’Joie ». Les documents attestant des changements vécus par cette grande bâtisse sont conservés au Château de Longpra.
La grande salle où se déroulent les mariages et les réunions du Conseil Municipal a gardé ses boiseries « Louis-Philippe » (ou régence) et le mobilier d’origine.
La cour d’honneur d’où l’on a une vue d’ensemble sur la vallée, vers le sud, impressionne par la qualité des pavés en granite. André Chaize qui fut maire de la commune de 1953 à 1989 et Conseiller Général de 1953 à 1992, a eu la bonne idée de récupérer quelques uns des gros pavés dont la ville de Lyon se débarrassait dans les années 70.