Eglise Saint Georges


 

Eglise St Georges

L’église Saint Georges lors des journées du patrimoine en 2014

   L’église Saint Georges en vidéo

L’église, consacrée à Saint Georges (un martyr du 4ème siècle, d’après la légende, celui-là même qui terrassa un dragon), remonte au onzième siècle. Elle est contemporaine des premiers Seigneurs de Clermont. Construite en blocs de calcaire de chartreuse et en tuf (un matériau calcaire poreux), elle a été rénovée avec respect en 2008 par des artisans locaux. La façade de l’église comporte une série d’arcs, couronnés par un galbe. Les statues du cintre ont mal supporté les guerres de religions (le Baron des Adrets, venu avec ses troupes en 1582, a été impitoyable, il a laissé un reçu de ce qu’il a volé et détruit), mais certaines figures de saints se devinent encore. Les deux vitraux latéraux ont inspiré le logotype du village que l’on voit au-dessus de ce site internet. Le vitrail de gauche représente trois anges en triangle équilatéral, En Bretagne ce genre de vitrail s’appelle un triskel.

Il est possible de faire le tour de l’église, en admirant au passage le panorama sur la vallée de l’Ainan, pour constater que la nef est orientée vers Jérusalem, au soleil du matin, afin d’inonder l’intérieur de la lumière du soleil pendant la messe. Des bas-reliefs en pierre arborant le blason originel des Clermont (avec deux clefs en sautoir) sont visibles du côté opposé à la sacristie.

A l’intérieur, le bâtiment comporte plus de piliers à droite qu’à gauche. Pendant les messes et les enterrements, on voit les parents et invités venus de loin, lever la tête pour essayer de comprendre l’asymétrie des clefs de voûte ! Qu’ils se rassurent, tout a été soigneusement calculé, ce plafond tient depuis neuf siècles !

L’autel en bois avec ses deux tabernacles est anachronique. Il a été rapporté par le maréchal Guillaume Dode de la Brunerie de sa campagne espagnole avec Napoléon 1er . Natif de Saint Geoire en 1775, il n’était d’ailleurs encore, que colonel. La maison natale du maréchal (fils d’un notaire de St Geoire qui vécut la révolution française) est située en haut de la rue de Verdun (la rue entre l’auberge du Val d’Ainan et le boucher). Il a vécu jusqu’en 1851.

Les stalles en bois dans la nef sont remarquables. Ce sont des caricatures de personnages de la fin du 17eme siècle. On n’est pas sûr de leur origine, mais on retrouve les mêmes caricatures en Italie du Nord (au Piémont).

On sait que l’intérieur des églises était autrefois richement décoré et coloré. On distingue encore les vestiges de ces décorations : fresques murales et litres funéraires : ces marques de deuil de couleur noire, peintes sur les piliers et représentant le blason du défunt.

L’inscription sur la pierre tombale d’Angélique de Boffin, vers le confessionnal, en latin, signifie :

Lis passant et pleure. Ici repose dame Angélique de Boffin, mère abbesse et mère très bonne de cette maison pendant 14 ans. Elle fut illustre par sa naissance, d’une rare intelligence, d’une charité connue de tous. Aussi bien en religion que dans le monde elle ‘`illustra pendant longtemps. Elle est maintenant au ciel pour l’éternité. Pieusement elle mourut octogénaire le 12 des calendes de novembre 1714. Elle n’eut jamais d’ennemi et fut toujours bonne pour les malheureux. 

Cette pierre tombale rappelle que l’actuelle mairie a été une abbaye de sœurs bénédictines.

Le curé de Saint Geoire (Louis Tournus),  pendant la période de nos “glorieuses années révolutionnaires”, a été déporté à Rochefort en 1793 et torturé en Vendée. On ne sait pas encore ce qu’il avait commis, à part tenir la messe, donner les derniers sacrements et tenir les registres des baptêmes.  Il en est revenu, vers 1800, pour mourir en 1813.  On peut litre son épitaphe au fond à droite de l’église.

L’église a été allongée en 1875. Cela correspondait à l’époque faste des tissages de soie dans toute la vallée et donc, à une augmentation notable de la population. A l’extérieur, on peut remarquer les nouvelles pierres du soubassement. La façade a été démontée puis remontée avec soin. A l’intérieur, cela a permis de monter une mezzanine.

 

 L’église au milieu du village avec son clocher désaxé

 

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