Eglise Saint Georges


 

L’église Saint Georges lors des journées du patrimoine en 2014

L’église consacrée à Saint Georges (un martyr du 4ème siècle, d’après la légende) remonte au onzième siècle. Elle est contemporaine des premiers Seigneurs de Clermont. Construite en blocs de calcaire de chartreuse et en tuf (un matériau calcaire poreux), elle a été rénovée avec respect en 2008 par des artisans locaux. La façade de l`église comporte une série d`arcs couronnés par un galbe. Les statues du cintre ont mal supporté les guerres de religions (le Baron des Adrets était impitoyable), mais certaines figures se devinent encore. Les deux vitraux latéraux ont inspiré le logo du village que l’on voit au-dessus de ce site internet. Celui de gauche représente trois anges en triangle équilatéral, En Bretagne on l’appelle un triskel.

Il est possible de faire le tour de l`église, en admirant au passage le panorama sur la vallée de l’Ainan. Des bas-reliefs en pierre arborant le blason originel des Clermont (avec deux clefs en sautoir) sont visibles du côté opposé à la sacristie.

A l’intérieur, le bâtiment comporte plus de piliers à droite qu’à gauche. Pendant les messes et les enterrements, on voit les parents et invités venus de loin, lever la tête pour essayer de comprendre l’asymétrie des clefs de voûte ! Qu’ils se rassurent, tout a été soigneusement calculé, ce plafond tient depuis neuf siècles !

A l`intérieur de l`église, l’autel en bois avec ses deux tabernacles est anachronique. Il a été ramené par le maréchal Dode de la Brunerie (il n’était encore que colonel), natif de Saint Geoire, de sa campagne espagnole avec Napoléon 1er. La maison natale du maréchal (fils du notaire) est située en haut de la rue de Verdun (la rue entre l’auberge et le boucher).

Les stalles en bois dans la nef sont remarquables. Ce sont des caricatures de personnages de la fin du 17eme siècles. On n’est pas sûr de leur origine, mais on retrouve les même caricatures en Italie du Nord.

On sait que l’intérieur des églises était autrefois richement décoré et coloré. On distingue encore les vestiges de ces décorations : fresques murales et litres funéraires : marques de deuil de couleur noire, peintes sur les piliers et représentant le blason du défunt.

L’inscription sur la pierre tombale d`Angélique de Boffin vers le confessionnal, en latin, signifie :

Lis passant et pleure. Ici repose dame Angélique de Boffin, mère abbesse et mère très bonne de cette maison pendant 14 ans. Elle fut illustre par sa naissance, d`une rare intelligence, d`une charité connue de tous. Aussi bien en religion que dans le monde elle s`illustra pendant longtemps. Elle est maintenant au ciel pour l`éternité. Pieusement elle mourut octogénaire le 12 des calendes de novembre 1714. Elle n`eut jamais d`ennemi et fut toujours bonne pour les malheureux. 

Le curé de Saint Geoire des glorieuses années « révolutionnaires » a été déporté et torturé en Vendée. Il en est revenu.  On peut litre son épitaphe au fond à droite de l’église.

 

 L`église au milieu du village avec son clocher désaxé

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