Culture et Patrimoine


L’ensemble du bourg selon les visiteurs, a du cachet, sans qu’il soit d’ailleurs possible de savoir exactement ce qu’est un « cachet »?

La raison en est que le village de Saint Geoire en Valdaine compte deux monuments protégés : l’église Saint Georges (classée monument historique depuis 1907), au centre du village et le Château de Longpra (classé depuis 1997), sur le côteau ensoleillé qui domine la vallée de l’Ainan. Cette caractéristique a protégé le village de constructions anarchiques dévalorisantes. Un périmètre de 500 mètres autour des monuments historiques autorise l’équipe dite « Architecte des Bâtiments de France » qui dépend de la préfecture de l’Isère à émettre un avis prescriptif lors des modifications extérieures de bâtiments existants ou en création.

Il est difficile de présenter simplement les caractéristiques architecturales du village et ses alentours. La municipalité a candidaté à la labellisation « Site Patrimonial Remarquable ». L’un des objectifs poursuivi est de faire ressortir ces tendances, dans leur diversité.
Pour en savoir plus, cliquez sur le lien : S.P.R.

Les toitures

Dans le village, les toits sont de style dauphinois (il faudrait dire cartrousain ; du type de ceux que l’on rencontre en Chartreuse) à quatre pans complètement recouverts de tuiles « écaille » ou bien deux pans en tuiles « canal », avec des croupes en tuiles « écaille », comme la maison natale de Dode, en haut de la rue de Verdun. On rencontre cependant des toits rhône-alpins, avec seulement deux pans de toit, de pente plus faible et couverts de tuiles mécaniques. La bataille contre la banalisation des toits est complexe : quand les toits doivent être rénovés, la pression des pétitionnaires est forte auprès des autorités pour remplacer les toits patrimoniaux par des tuiles mécaniques, voire de la tôle ondulée…

   Vue des toits aux styles rhodanien ou dauphinois

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Le blason

L’origine du blason de Saint Geoire remonte au Moyen-Age. On raconte que
Aynard de Clermont (en ces temps anciens, les prénoms n’étaient pas choisis d’après les gagnants de THE VOICE KIDS), fils de Sibeud, Seigneur de Saint Geoire, avait donné un bon coup de main à son cousin Guy de Bourgogne, en 1119. Aynard l’avait accompagné à Rome, chassant un pape dit « imposteur » (l’histoire ne dit pas en quoi il était imposteur).
Guy, installé au Vatican sous le nom de Callixte II, en reconnaissance, lui octroya un blason. Le blason s’est enrichi et prit ensuite la forme suivante :

Description du blason :

Ecu de gueules (les gueules : la couleur rouge des héraldistes) à deux clefs d’argent (le blanc des héraldistes) en sautoir (en X, donc !), au cimier la tiare papale (en haut du blason) et support de deux lions d’or tenant bannière.
La bannière à senestre (à gauche) représente la royauté (avec les fleurs de lys), l’autre (à dextre), rappelle la suzeraineté du Dauphin qui, depuis 1357, héritait du Dauphiné en attendant le décès de papa. Louis-XI (prononcer onze et non pas croisé-bâton !) fut longtemps un fameux dauphin.
La tiare papale rappelle l’histoire que nous avons compté précédemment.

Avec la devise : « Etiam si omnes ego non ». On peut la traduire par : « Si tous (t’abandonnent), moi pas ! », car Aynard de Clermont n’avait pas abandonné Guy de Bourgogne. Cette devise fait peut-être aussi un peu référence à Saint Pierre qui avait promis à Jésus de ne jamais l’abandonner ; de tenir jusqu’au troisième chant du coq, mais çà, c’est une autre histoire !
Certains habitants trouvaient ce blason ringard (ils disaient que ce n’était pas la peine d’avoir fait la Révolution pour supporter un écusson royaliste !). Le nouveau logotype du village (dessiné en 2011 par Isabelle Claudel) s’inspire, entre autres, d’un vitrail latéral de l’église représentant des anges (un triskel). Il est visible au « cimier » de notre site internet.

   Une ancienne rue qui mène au village de Saint Geoire

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