Art Culture Patrimoine


Le village de Saint Geoire en Valdaine compte deux monuments protégés ; l’église Saint Georges (classée monument historique depuis 1907), au centre du village et le Château de Longpra (classé depuis 1997), sur le coteau ensoleillé qui domine la vallée de l’Ainan. De nombreux témoignages du passé ponctuent la vallée et les collines avoisinantes.

Les toitures

Dans le village, les toits sont de style dauphinois (il faudrait dire cartrousain; du type de ceux que l’on rencontre en Chartreuse) à quatre pans recouverts de tuiles “écaille”. On rencontre aussi des toits rhônalpins; avec seulement deux pans de toit, de pente plus faible et couverts de tuiles mécaniques. La bataille contre la banalisation des toits est complexe.

Le village a candidaté à la labellisation “Site Patrimonial Remarquable” ; pour en savoir plus, cliquez sur le lien : S.P.R.

   Vue des toits aux styles rhodanien ou dauphinois

 retour haut de page

Le blason

L’origine du blason de Saint Geoire remonte au Moyen-Age. On raconte que
Aynard de Clermont (en ces temps anciens, les prénoms n’étaient pas choisis d’après les gagnants de THE VOICE KIDS), fils de Sibeud, Seigneur de Saint Geoire, avait donné un bon coup de main à son cousin Guy de Bourgogne, en 1119. Aynard l’avait accompagné à Rome, chassant un pape dit “imposteur” (l’histoire ne dit pas en quoi il était imposteur).
Guy, installé au Vatican sous le nom de Callixte II, en reconnaissance, lui octroya un blason. Le blason s’est enrichi et prit ensuite la forme suivante :

Description du blason :

Ecu de gueules (les gueules : la couleur rouge des héraldistes) à deux clefs d’argent (le blanc des héraldistes) en sautoir (en X), au cimier la tiare papale (en haut du blason, donc !) et support de deux lions d’or tenant bannière.
La bannière à senestre (à gauche) représente la royauté (avec les fleurs de lys), l’autre (à dextre), rappelle la suzeraineté du Dauphin qui, depuis 1357, héritait du Dauphiné en attendant le décès de papa. Louis-XI (prononcer onze et non pas croisé-bâton !) fut longtemps un fameux dauphin.
La tiare papale rappelle l’histoire que nous avons compté précédemment.

Avec la devise : « Etiam si omnes ego non ». On peut la traduire par : « Si tous (t’abandonnent), moi pas ! », car Aynard de Clermont n’avait pas abandonné Guy de Bourgogne. Cette devise fait peut-être aussi un peu référence à Saint Pierre qui avait promis à Jésus de ne jamais l’abandonner ; de tenir jusqu’au troisième chant du coq, mais çà, c’est une autre histoire !
Certains habitants trouvaient ce blason ringard (ils disaient que ce n’était pas la peine d’avoir fait la Révolution pour un écusson royaliste !). Le nouveau logotype du village (dessiné en 2011 par Isabelle Claudel) s’inspire, entre autres, d’un vitrail latéral de l’église représentant des anges (un triskel). Il est visible au “cimier” de notre site internet.

   Une ancienne rue qui mène au village de Saint Geoire

  retour haut de page